Décembre 2009 - Communiqué de presse Création de l'Intergroupe "Territoires spécifiques" FR - Press release Creation of the Intergroup "Specific territories" EN
La création de l'Intergroupe "montagnes, îles et régions à très faible densité de population" est une avancée pour la démocratie européenne et l'efficacité des politiques communautaires.
L’association européenne des élus de montagne (AEM) se félicite de la création d’un intergroupe officiel au Parlement européen sur « les territoires spécifiques ». Les enjeux spécifiques aux régions de montagne, insulaires et ultrapériphériques, à très faibles densités de population seront donc un élément stratégique du débat au sein du Parlement européen sur le futur de la Politique de cohésion, sur la coordination des politiques sectorielles (PAC, Environnement, Energie, Transport, PME, Recherche...), sur la gouvernance à multiniveau et sur les stratégies macrorégionales (Baltique, Danube, Alpes, Méditerranée).
L’AEM souhaite féliciter pour leur action les parlementaires européens élus de montagne du groupe PPE-DE dont Boguslaw Sonik, Jean-Pierre Audy, Michel Dantin, du groupe EFD dont Fiorello Povera et du Groupe GUE / NGL qui ont soutenu l’intergroupe « montagnes, îles et régions à très faible densité de population : territoires spécifiques » ; ainsi que des S&D dont Adrian Severin , Ines Ayala Sender, Kader Arif, Vittorio Prodi et des Verts /ALE dont Alyn Smith, François Alfonsi, Eva Lichtenberger. Ces parlementaires ont été les chevilles ouvrières de cette initiative dont la réussite tient principalement à la mobilisation des élus de montagne.
L’AEM continuera d’être à leurs côtés pour faire remonter de l’ensemble des régions de montagne les expériences, les volontés, les potentialités et les problèmes, mais aussi permettre aux autorités locales et régionales d’être informées régulièrement des travaux des Parlementaires européens sur les politiques à impacts territoriales. Il devrait être envisagé de mettre sur pieds une COSAC montagne entre les parlementaires européens, les parlementaires nationaux et quelques parlements régionaux.
Le Traité de Lisbonne ouvre une période nouvelle de l’intégration européenne où la diversité des territoires devient un atout économique, social et environnemental de l’Union européenne. L’article 174 en particulier affiche le principe du besoin d’une attention spécifique aux régions à handicaps naturels permanents. Or les orientations européennes en faveur de la croissance verte, en apportant une réponse positive au sentiment d’urgence climatique et à la crise financière, permettent d’envisager le rôle stratégique des régions de montagne dans ce nouveau paradigme économique et environnemental. La valorisation des ressources environnementales (eau, herbe, bois, biodiversité) des régions de montagne, par les énergies renouvelables (dont l’hydroélectricité) et une agriculture extensive de qualité, est la seule option crédible pour atteindre les objectifs du Paquet Energie-Climat ou pour afficher des ambitions rationnelles au COP 15. Les savoir-faire industriels de précision développés dans les massifs de montagne sont autant de preuves de leur capacité d’innovation ; la qualité des produits et leur traçabilité permet de raccourcir les filières alimentaires comme le veut la population européenne.
